oh sweet paranoïa
oh sweet paranoïa
comme il est bon de danser avec toi
oh sweet paranoïa
tu me protège du froid
le point d'ignition
dans la pénombre
d'un rouge parasité
de points sombres
qui s'allument comme autant de phosphènes
noirs parsemant un soleil en sommeil
oh sweet paranoïa
sainte mère des charités
oh sweet paranoïa
qui veille sur les alités
la fumée est d'un bleu pâle
et elle s'élève droite et verticale
elle est plus légère, plus légère que l'air
elle accélère
encore allaités de pieux espoirs
les paranoyés regardent passer
les révolutions du grand soir
en regrettant d'être nés
oh sweet paranoïa
comment ferait-on sans toi
oh sweet paranoïa
toi et moi seuls contre moi
les stores tirés laissent filtrer un rai de lumière
tapissé de vortex instables et temporaires
et dans le cendrier le tabac se consume
en se languissant, il attend juste qu'on le fume
oh sweet paranoïa
comment ferait-on sans toi
oh sweet paranoïa
toi et moi seuls contre moi
oh sweet paranoïa
oh
sweet paranoïa